Affichage des articles dont le libellé est Liquoreux. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Liquoreux. Afficher tous les articles

13/10/2010

Château les Meritz, Gaillac doux, 2009

Nous avons parlé lundi des cépages rouge du Gaillac, abordons aujourd’hui les blancs :
Len de l’el et Mauzac qui représentent à eux seuls 70% des surfaces plantées en blanc.
Len de l’el signifie loin de l’œil en occitan, ce nom s’explique par le long pédoncule de la grappe qui sépare les raisins du bourgeon, appelé « œil » en viticulture. Il donne des vins secs agréablement fruités mais révèle son potentiel en surmaturité, il apporte alors une belle concentration. Ses arômes typiques sont l’amande et les fleurs blanches.
Le Mauzac existe sous deux formes, blanche et rose, la seconde étant issue d’une mutation (naturelle) de la première. Contrairement à d’autres cépages existant sous les deux formes (ex : le Grenache), leurs arômes ne diffèrent pas notablement. Le Mauzac possède une grande capacité d’accumulation de sucre, cependant son acidité chute rapidement en surmaturité nécessitant un assemblage avec le Len de l’el. Son arôme typique est la pomme.


La robe est d’un air pâle aux légers reflets verts
Le nez est discret, délicatement floral
La bouche est riche en sucre, sur la pomme mure et les amandes grillées avec une finale étonnamment iodée.

Ce vin liquoreux est à préférer sur un dessert. Jouez le ton sur ton avec une tarte aux pommes.

Prix : 5,99€ chez Auchan

08/10/2010

Prestige de Montpierreux, Côtes de Montravel, 2006

Pourquoi et comment certains vins sont-ils sucrés ? Il existe plusieurs méthodes de production des vins sucrés dont les principales sont : la pourriture noble, la vendange tardive, le passerillage et le vin de glace. Nous nous intéresserons aujourd’hui à la plus célèbre : la pourriture noble. Il existe un champignon microscopique nommé Botrytis cinerea qui s’attaque aux raisins lorsque l’humidité et la chaleur sont suffisantes. La plupart du temps, il donne une pourriture grise (comme sur les fruits et légumes mal conservés), fait éclater les baie et les rend impropre à la consommation. Toutefois, lorsque le développement du champignon subit des alternances de développement et de blocage, un équilibre s’établit entre le raisin et la pourriture. Le champignon assèche progressivement le raisin, augmentant la concentration en sucre et modifiant ses arômes. Ceci apparaît sur des terroirs qui alternent matinées fraîches et humides et après-midi chaudes et sèches, c’est le cas près de certains cours d’eau tel que le Cérons à Sauternes. Les vins issus de raisin botrytisés sont très riches en sucre, complexes et possèdent un grand potentiel de vieillissement.


La robe est d’un bel or jeune
Le nez est discret sur des notes de miel et de fleurs
La bouche est riche en sucre, légèrement acidulé sur des notes de nèfle et de rhubarbe. L’ensemble possède un bel équilibre.

L’équilibre de ce vin en fera un beau compagnon du foie gras.

Prix : 7,65€ chez Auchan

28/09/2010

Les tourelles de Laffitte Teston, Pacherenc du Vic-Bilh, 2008

Il y aurait beaucoup à dire sur la région et sur les vins liquoreux, mais aujourd’hui j’aimerais vous parler des seconds vins. Qu’est ce ? Sont-ils de bonnes affaires ?

Beaucoup de producteurs choisissent leurs meilleurs fûts ou leurs meilleures parcelles afin de créer une cuvée de qualité supérieure. « Prestige », « Réserve »… etc. sont quelques-uns un des noms donnés à ce type de cuvées. Cependant, certains producteurs font le raisonnement inverse et décident de « déclasser » une partie des jus jugés de qualité insuffisante pour entrer dans le « grand vin » et qui constitueront un « second vin ». Le raisonnement peut être poussé plus loin dans les premiers grands crus bordelais qui n’hésitent pas à produire un troisième voire un quatrième vin. Ces vins contiennent donc les vins issus des jeunes vignes, des terroirs un peu moins qualitatifs ou des terroirs ayant dans les conditions spécifiques du millésime donné un résultat moins satisfaisant. Ils sont généralement vendus sous un nom ou avec une étiquette rappelant le château ou le domaine dont ils sont issus, mais sans se prévaloir des mêmes mentions de qualité (comme le classement de 1855 pour Bordeaux ou une AOC pour le Rhône). L’intérêt de ces vins est donc de goûter au travail de bons domaines pour une fraction du prix de leur grande cuvée avec le raisonnement suivant : « Mieux vaux le second vin d’un vigneron qui travaille bien que le premier vin d’un vigneron qui travaille mal ». Si le raisonnement pouvait être tenu il y à 10 ou 20 ans, deux facteurs se combinent pour diminuer l’attractivité des seconds vins :
Tout d’abord, d’énormes progrès techniques ont été faits sur l’ensemble des propriétés, de telle façon qu’il existe aujourd’hui des centaines de vignerons produisant de bons vins et que les vins véritablement mauvais sont de plus en plus rares. Ensuite, l’augmentation faramineuse des prix des seconds vins à Bordeaux, place certains à des niveaux de prix indécents. Les seconds vins sont donc aujourd’hui rarement de bonnes affaires, car l’acheteur paye forcement la « marque » du 1er vin, il y a heureusement des exceptions.


La robe est de couleur paille, plutôt claire pour un liquoreux.
Le nez est délicat, légèrement fermentataire, sur des notes de poire, et de fleurs blanches.
La bouche présente une sucrosité moyenne* de belles notes de fruit de la passion, d’épice et de thé. La persistance est fine, sur les notes épicées, l’ensemble a beaucoup de fraîcheur.

Ce type de vin sucré sans lourdeur est très agréable à l’apéritif pour les amateurs. Si vous souhaitez l’accompagner d’un plat, optez pour un dessert pas trop riche en sucre. Une mousse ou un gâteau de fruits exotiques (passion, mangue ou ananas) serait parfait.

Prix : 8,07€ chez Auchan

*Pour les liquoreux, on utilise les raisins les plus riches en sucres afin de produire les 1er vins, les seconds sont donc plus légers.